CLAIRE A

Claire Gau

 

Hypathie , née au IV ème siècle après J-C, peut paraître un personnage loin de nous, désuet, et qui n’a pas sa place dans la Journée de la Femme.

Pourtant, il est intéressant d’aller à sa rencontre.

Son père ne l’avait pas condamnée au gynécée, à cette époque c’était le sort de toutes les femmes, toutes conditions confondues. Il l’avait initiée aux mathématiques et à la philosophie. Son travail dans de nombreux domaines (les mathématiques et l’astronomie entre autres) lui a valu une estime bien méritée de ses contemporains.

On la retrouve au siècle des Lumières, avec Voltaire. Leconte de Lisle lui consacre deux  poèmes. On peut la retrouver sur de nombreux sites ; des livres, une BD et même un film parlent d’Hypathie.

Si la figure de cette femme me touche, c’est par sa fin tragique. Hypathie était belle et intelligente, et dans la vie de la cité, sa voix comptait autant que celle d’un homme.

Mais c’était les débuts du Christianisme . Cyrille, alors pontife, prit ombrage de ce qu’une femme soit autre chose que ce que sa religion lui imposait. Il ordonna donc sa mort, qui fut particulièrement atroce.

A l’heure où les fanatismes religieux menacent notre vie, il est peut-être bon de garder présent à l’esprit que ce sont les femmes qui ont payé le tribut le plus lourd, et qui demeurent les plus fragiles.

Un des élèves d’Hypathie a écrit sur elle cette phrase bouleversante "Quand bien même nul souvenir ne resterait aux morts dans les enfers, moi je m’y souviendrai de ma chère Hypathie".